Alternatives et Réalites

13 novembre 2011

EDF

T'ES PAS AU COURANT ?

Après l'augmentation des taxes (au minimum 135 € par an et par compteur) voilà la suite.

 compteur

Et voila, dernier acte, le tour de passe-passe est joué gagnant dans une indifférence quasiment générale. Les français vont pouvoir payer plus cher leur électricité pour alimenter encore un peu plus les actionnaires !

 
ATTENTION vis à vis des fameux nouveaux compteurs, maintenant c'est individuellement qu'il faudra résister pour ne rien signer !!! 

les Nouveaux Compteurs EDF !

DANS QUELQUES JOURS CE NE SERA PLUS UN PROJET MAIS UNE VÉRITABLE LOI SCÉLÉRATE AVEC AVEC APPLICATION AU 1er JANVIER 2012

QUAND NOS FACTURES ET CELLES DE NOS AMIS AUGMENTERONT ON NE POURRA PLUS DIRE QUE L'ON NE SAVAIT PAS.

APRÈS FRANCE TÉLÉCOM, LA POSTE, LA SNCF, ETC... EDF


Bien sûr vous ne pouvez pas refuser à EDF d’accéder aux Compteurs, et de les changer : en revanche, comme nous n’avons rien demandé, nous n’avons aucune obligation de signer un quelconque document, et, du moment que nous n’aurons rien signé, EDF ne pourra pas nous obliger à payer ces Compteurs….

Attention aux Signatures : aucune, même pour la Réception de Travaux, etc.

LES TARIFS D’ÉLECTRICITÉ VONT AUGMENTER POUR PERMETTRE LA CONCURRENCE!
À TERME, L’USAGER PEUT S’ATTENDRE À DES HAUSSES SUBSTANTIELLES DE SA FACTURE, COMME CELA S’EST DÉJÀ PRODUIT POUR LE GAZ.

NE NOUS LAISSONS PAS FAIRE !

C'est la Loi Nome, soit la Nouvelle Organisation du Marché de l'Électricité, concoctée par le Gouvernement.
Le principe en est simple : constatant que la Concurrence ne fonctionne pas (plus de 96 % des Français restent Fidèles à l’Opérateur Historique (EDF), le Gouvernement a décidé de la créer…artificiellement.La Loi étant passée dans une relative indifférence, à partir du 1er Janvier 2011, EDF aura obligation de revendre à ses Concurrents jusqu’à 25 % de sa Production d’Électricité.

 Un Véritable hold-up !

Les Fournisseurs d'Électricité vont se voir offrir un quart de la Production, que les Français ont déjà payé avec leur Facture, pour qu'ils puissent réaliser des Profits, au seul bénéfice deleurs Actionnaires.
C’est une première que d’obliger une Entreprise, dans le Monde de la "Concurrence libre et non faussée", à céder une partie de ses Atouts à des Concurrents qui produisent peu ou pas du tout d’électricité.

Le Prix de l’Électricité sera fixé par des Groupes Privés qui en fait seront des Filiales d'un Seul et Unique Groupe ! Vous n'y croyez pas ?

Alors remettez vous dans le contexte de nos chères Autoroutes Françaises que nous, nos Parents et Grands Parents avons payé avec nos impôts et qui ont été Vendues et Bradées à de Grands Groupes Privés …
Cela profite à qui ? Et le Prix à payer pour y circuler ? N'est-ce pas Scandaleux ?  

Mais c'est trop tard, car ce Réseau Routier n'appartient plus en totalité à l'Etat ! Et pour le reste ce sera pareil !

Aujourd'hui le service public coûte cher, mais ce n'est rien face à ce qui nous attend si nous le bradons à des Groupes Privés !

Informez les gens autour de vous,

surtout n'hésitez pas !!

Jean Félix Brouet libre penseur



 

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14 octobre 2011

POLITIQUE

JE NE COMPRENDS PLUS RIEN !

En relisant le texte du fameux discours de Toulon, nous nous rendons compte que tout cela reste du domaine incantatoire. Rien n'a été fait. Résultat, on va dans le mur de plus en plus vite.

Mais ce qui me laisse pantois c'est que la droite tombe comme un seul homme sur Arnaud Montebourg lorsque celui-ci se propose d'appliquer les remèdes prescrits alors par Nicolas Sarkozy.

Expliquez-moi, car je ne comprends plus rien. D'un côté on loue le génie de la République et de l'autre les mêmes "loueurs" hurlent en employant tous les mots se terminant en "isme"

Ah démagogie quand tu nous tiens.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/09/25/le-discours-de-nicolas-sarkozy-a-toulon_1099795_823448_1.html

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09 octobre 2011

LA PRESSE

LA PENSEE UNIQUE ? 

Les journalistes et les collaborateurs du Midi Libre et de l'Indépendant sont en grève pour s'opposer à un plan de licenciement massif.

Plusieurs postes sont supprimés dans les rédactions de ces deux grands quotidiens de la presse régionale du sud de de la France.

C'est une atteinte au rôle de la Presse, ainsi l'information est traitée de manière unique sans recul et sans diversité de pensée,

Sans liberté de la Presse, sans journalistes, il n'y a plus de démocratie. Ce combat de Midi Libre et de l’Indépendant est celui de toute la presse indépendante.

Ici, à Castelnaudary, après le départ des journalistes de l'Indépendant et du Midi Libre et de leurs collaborateurs, il ne restera que la Dépêche du Midi, (pour combien de temps, encore) ? Ainsi l'information proviendra d'une seule source unique.

Au delà de ce drame, "on" nous disait que Castelnaudary était en train d'exploser, certes mais exploser comment ???. 

 

 

Jean Félix Brouet - Libre Penseur


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02 octobre 2011

ENSEIGNEMENT.

FRANCE :

C'EST TON HISTOIRE QU'ILS ASSASSINENT !

Clovis, Saint Louis ou François Ier, mais aussi Henri IV, Louis XIV ou Napoléon ne sont plus étudiés dans les collèges [début du secondaire] français ! Rayés des programmes ou relégués en option. Raison invoquée par l'Éducation nationale française : il faut consacrer du temps, entre la sixième et la cinquième, à « l'enseignement des civilisations extra-européennes », de l'empire du Mali à la Chine des Hans.

C'est ce scandale pédagogique et culturel que dénonce l'historien Dimitri Casali dans son salutaire « Altermanuel » d'histoire de France (Perrin) superbement illustré. Cet ouvrage se présente comme un complément idéal aux manuels scolaires recommandés (ou en pratique imposés) par les professeurs de collège.

Qui fixe les programmes en histoire ?

Clovis, Charles Martel, Hugues Capet, Louis IX, dit Saint Louis, François Ier, Louis XIII ont disparu des instructions officielles de sixième et de cinquième. Plus d'invasions barbares, des trous énormes!

Le programme de sixième passe sans transition de l'Empire romain au IIIe siècle à l'empire de Charlemagne, soit une impasse de six siècles. Les migrations des IVe et Ve siècles (les fameuses « invasions barbares »), pourtant fondamentales dans l'histoire de l'Europe, ne sont plus évoquées. Comment comprendre la naissance du royaume de France sans évoquer Clovis ? Comment mesurer « l'émergence de l’État en France » sans appréhender le règne de Louis IX ? La Renaissance sans connaître François Ier, « L'affirmation de l'État » sans expliquer Louis XIII et Richelieu ? Tous les historiens s'accordent sur l'importance de ces personnages et de leur œuvre, non seulement politique, mais aussi économique et culturelle.

Le règne de Louis XIV est quant à lui relégué à la fin d'un programme de cinquième qui s'étend sur plus de mille ans d'Histoire. Faire étudier aux élèves en fin d'année scolaire cette longue période (1643-1715) tient de la mission impossible, sachant que les enseignants peinent à boucler des programmes surchargés. Le règne de Louis XIV est pourtant décisif, tant dans l'affirmation du « pouvoir absolu » que dans le rayonnement de la civilisation française, en France et à l'étranger, à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle. Le Brun, Le Nôtre, Hardouin-Mansart, Lully, La Fontaine, Corneille... Autant d'artistes et d'écrivains qui risquent de n'être jamais évoqués dans les classes.

A-t-on peur des grands personnages ?

Clovis, Louis IX, François Ier, Louis XIII, Louis XIV, Napoléon Ier... La disparition ou l'amenuisement de ces souverains et de leur règne laisseraient-ils penser qu'ils n'ont plus de réalité historique ? Leur importance n'est pourtant pas remise en cause par les historiens. Clovis et Louis IX, dit Saint Louis, seraient-ils devenus trop poli­ti­que­ment « connotés » (trop « de souche », « germain », « chrétien ») pour être cités dans les instructions officielles? La même question peut être posée concernant la relégation du règne de Louis XIV en fin de programme de cinquième.

Pourquoi faire disparaître ou réduire des règnes notamment caractérisés par le rayonnement de la France à l'étranger ? Rappelons que l'histoire du premier empire colonial français pendant lequel fut fondé Québec, Montréal et exploré la moitié de l'Amérique du Nord ne figure plus au programme français depuis près de 20 ans par décision de Jack Lang. Il est à craindre que la règle du « politiquement correct » ait été appliquée aux programmes, conception moralisatrice de l'enseignement qui tient de la manipulation de l'Histoire.


clovis-pavois

Clovis sur le pavois reconnu roi des Francs, à Tournai, Belgique, en 481.

Évacués aussi les grands textes fondateurs.

Ce ne sont pas seulement des personnages historiques, des périodes et des règnes majeurs qui sont écartés, réduits à la portion congrue ou devenus optionnels. Des textes fondateurs, des traités et des lois décisives sont tout simplement passés à la trappe: le serment de Strasbourg (842), l'un des plus anciens textes en langue romane, le lointain ancêtre du français ; le partage de Verdun (843), qui dessine une nouvelle carte de l'Europe d'où sont issus les États européens; l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), qui impose l'usage du français dans l'administration à la place du latin, constituant ainsi une étape clé dans l'unification du royaume de France. La relégation du règne de Louis XIV en fin de programme de cinquième rend extrêmement difficile sinon impossible l'étude de la révocation de l'édit de Nantes (1685), qui marque l'interdiction du protestantisme en France et entraîne l'exil de plus de 250.000 protestants.

L'histoire des arts n'est pas épargnée.

Le précédent programme de quatrième prévoyait l'étude d'extraits du Bourgeois gentilhomme (1670), des Châtiments (1853) et des Misérables (1862), permettant d'inscrire Molière et Victor Hugo dans leur époque, de mesurer l'importance historique de leur œuvre et de faire prendre conscience aux élèves de leur génie littéraire. Or, les deux plus grands auteurs de la littérature française ont disparu des nouveaux programmes…

francois[1]

François Ier, évincé des programmes d'histoire, place à l'Afrique et à la Chine

L'histoire de France facilite l'intégration

L'argument souvent utilisé selon lequel ces nouveaux programmes ont notamment été conçus pour épouser la diversité culturelle des élèves est contestable. Ce raisonnement risquerait d'aboutir à un éparpillement des thèmes et des champs d'étude, rendant encore plus difficile l'assimilation des connaissances. Pourquoi ne pas considérer que les élèves, quelle que soit leur origine, sont français et, à ce titre, ont droit à l'histoire de France la plus complète ?

Selon une enquête de l'INED (rapport « Trajectoires et origines », 2010), bien que de nationalité française, 37 % des jeunes d'origine étrangère ne se sentent pas français.

La chronologie, rétrograde ?

La disparition de dates et de périodes capitales de l'histoire de France ainsi que le système des options aboutissent à une Histoire à trous, lacunaire, atomisée, qui rend beaucoup plus difficile l'assimilation par les élèves de la chronologie, cette juste représentation de la profondeur historique. Le nouveau programme de première est à ce titre édifiant. Il repose sur un système de modules non pas chronologiques mais thématiques, qui peuvent être disposés dans n'importe quel ordre : « La guerre au XXe siècle » ; « Le siècle des totalitarismes » ; « Les Français et la République »... Avec ce système, il devient beaucoup plus difficile d'expliquer le rôle déterminant de la Première Guerre mondiale dans la genèse des totalitarismes, ou même le rôle du totalitarisme nazi dans le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. La chronologie serait-elle devenue démodée ? Un comble, car l'Histoire est comme une langue dont la chronologie est la grammaire. Sans elle, notre connaissance du passé est vouée à l'anachronisme, cette incapacité d'inscrire un événement ou un personnage dans son contexte.

Sans elle, nous sommes voués à disparaitre…


Source : Dimitri Casali, Le Figaro, l’histoire de France au collège et lycée



 

 

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24 septembre 2011

EAU SECOURS SUITE ET FIN

Sdage : un arrêté modifie les paramètres de surveillance de l'état des eaux

Environnement (LOCATIS INFOS LETTRE N° 249 |   Du 16 septembre au 22 septembre 2011)       

Un arrêté du 29 juillet 2011, publié au Journal officiel du 18 septembre, modifie l'arrêté du 25 janvier 2010 établissant le programme de surveillance de l'état des eaux. Pris en application de l'article R.212-22 du Code de l'environnement, l'arrêté de janvier 2010 précise notamment les paramètres et les méthodes de contrôle à mettre en œuvre pour l'établissement du programme de surveillance de l'état des eaux pour chaque bassin ou groupement de bassins dans le cadre du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage). Ce programme de surveillance, établi par le préfet coordonnateur de bassin, après avis du comité de bassin, définit l'objet et les types des contrôles, leur localisation et leur fréquence ainsi que les moyens à mettre en œuvre à cet effet. Il comprend des contrôles particuliers sur les masses d'eau risquant de ne pas atteindre les objectifs mentionnés au IV de l'article L.212-1 du Code de l'environnement, c'est-à-dire les objectifs de qualité et de quantité des eaux que fixent les Sdage. En complément des huit programmes, des contrôles peuvent être effectués sur certains sites du réseau national de surveillance à des fréquences plus élevées ou portant sur d'autres paramètres.
Les modifications introduites par l'arrêté du 29 juillet dernier concernent principalement le programme de surveillance de l'état des eaux de surface portant sur l'état écologique et chimique et le potentiel écologique d'une part, les paramètres du programme de surveillance de l'état quantitatif des eaux souterraines, d'autre part. L'arrêté modifie par ailleurs les paramètres contrôlés et la fréquence minimale des contrôles effectués dans le cadre du programme de surveillance de l'état chimique des eaux souterraines. Le texte intéresse enfin, la conception des contrôles opérationnels de l'état des eaux de surface. L'arrêté est assorti de nombreuses annexes. L'annexe I modifie en particulier les paramètres et fréquences de contrôle du programme de surveillance des eaux de surface. L'annexe V fournit notamment des préconisations pour les méthodes utilisées pour le contrôle des éléments de qualité. L'annexe VI précise quant à elle les fréquences et valeurs guides de densités minimales pour le réseau de surveillance de l'état quantitatif des eaux souterraines. Pour le programme de surveillance des eaux de surface, l'arrêté fournit enfin (annexe VIII) la méthodologie d'identification des masses d'eau à suivre et de sélection des sites de contrôle.

Philie Marcangelo-Leos / Victoires-Editions

L'ARRETE COMPLET

 

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23 septembre 2011

EAU SECOURS 10

Pour clore ce dossier sur l'eau si précieuse, quelques liens:

En Languedoc-Roussillon

manque d'eau: c'est pour 2025

En avant vers une catastrophe inévitable ?

A Castelnaudary, par exemple, d'ici 2025 l'extention sera telle que la distribution et l'utilisation de l'eau potable posera de nombreux problèmes. Avec 600 nouvelles maisons à 4 personnes en moyenne par foyer, nous aurons donc 2400 habitants en plus des 11600 actuels, soit un total de 14000. Avec une consommation annuelle de 55 m3 par an et par personne, soit 770 000 m3. Si à cela vous ajoutez la consommation d'eau des anciennes et nouvelles zones, nous dépasserons allégrement le million de m3... 

Si en regard de ces chiffres on met le déficit hydrique, on se rend compte de la catastrophe annoncée.

Depuis des années je le dis haut et fort, on va manquer d'eau à Castelnaudary, mais on n'écoute pas ce genre d'oiseau de mauvaises augures, empêcheur de tourner en rond. De plus les gens responsables aujourd'hui ne seront plus là en 2025, alors...après eux le déluge, si seulement...Pour se rendre vraiment compte du désastre annoncé, un petit tour sur les retenues d'eau de la Montagne Noire. Mieux qu'un long discours...

en cliquant sur ce lien le détail de:

La consommation d'eau en France

Combien faut-il de litres d'eau pour produire... ?

Consommation d'eau potable par habitant en France

J'ai pris beaucoup de plaisir à écrire ces billets,  alarmistes certes, mais combien passionnants et je me dis que si l'on ne fait rien alors ce sera définitif. Mais nous sommes prévenus.

Jean Félix Brouet Libre Penseur.

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22 septembre 2011

EAU SECOURS 9

Des maires à la recherche d'eau potable

On le sait l'eau potable, ce bien précieux, n'est pas garantie dans certaines communes comme Nébias, Conilhac de la Montagne, Bouriège, Ginoles, d'autres d'ailleurs pourraient se rajouter à cette liste. Ce problème récurrent est sur le point d'être résolu. Les services de l'Environnement du département et son président Michel Brousse conseiller du canton de Salles sur l'Hers sont venus informer les maires des communes de la haute vallée, de l'étude qui vient d'être lancée sur les différents scénarios possibles qui permettraient d'alimenter tous les villages en eau potable. Pourtant on le sait la ressource ne manque pas avec les sources du Rébenty, l'eau de Quillan et enfin les eaux d'Alet qui peuvent être exploitées et canalisées. Si les solutions sont connues les difficultés de captage aussi et elles sont nombreuses. L'étude devra établir le coût des travaux, pour la logistique et le suivi par un collectif devrait voir le jour, soit en élargissant le Syndicat Sud Oriental de la montagne noire ou avec la création d'un syndicat des eaux de la haute vallée.

Source : La Dépêche du Midi

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21 septembre 2011

EAU SECOURS 8

LE MANQUE D'EAU : C'EST POUR DEMAIN!

« Les niveaux sont historiquement bas » dans tout le pays

Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), l'établissement français des géosciences, vient de livrer sa synthèse sur l'état des nappes phréatiques au 1er août. Malgré les pluies de juillet, 67 % des points contrôlés font apparaître un déficit. Spécialiste des nappes souterraines au BRGM, Ariane Blum explique les raisons de cette situation.

« Sud Ouest ». Le niveau très bas des nappes est-il exceptionnel ?

Ariane Blum. À l'échelle hexagonale, nous vivons une situation exceptionnelle, avec des niveaux historiquement bas. C'est variable d'une nappe à l'autre, voire d'un point de contrôle à un autre, mais la situation est particulièrement tendue sur les bassins parisien et aquitain. Le nord de Rhône-Alpes nous inquiète aussi. Dans ces régions, les nappes se rechargent très lentement.

Quelles en sont les explications ?

Comme en 1976, comme au milieu des années 1990, nous avons été confrontés à une sécheresse qui a commencé très tôt en hiver. Cette fois-ci, elle a suivi un déficit pluviométrique constaté sur plusieurs années. À l'exception du Sud-Est, ce déficit dure souvent depuis 2003, avec des précipitations comprises entre 60 % et 80 % des normales. Résultat : le niveau des nappes souterraines a graduellement baissé.

Cet épisode nous pose question. Va-t-il se répéter ? À moyen comme à long terme, les modèles des changements climatiques prévoient plutôt un déficit de pluies, de l'ordre de 10 à 30 %. Avec un réchauffement qui augmentera l'évaporation et les besoins des particuliers, et conduira mécaniquement à une augmentation des prélèvements. La situation actuelle doit nous interpeller sur notre consommation.

Pourquoi les pluies de juillet n'ont-elles pas inversé la tendance ?

Elles ont apporté une amélioration en un certain nombre d'endroits. Avec un arrosage naturel qui a limité les prélèvements, elles ont aussi fourni une eau fraîche et oxygénée aux cours d'eau. Mais il faut distinguer la pluviométrie des précipitations efficaces, celles qui rechargent les nappes. Quand une goutte de pluie tombe en été, une partie s'évapore, une autre est absorbée par la végétation et le reste - presque rien -- s'infiltre et reste en surface. Pour les nappes souterraines, ce sont les pluies d'hiver qui nous intéressent, globalement de fin octobre à début mars. Il faudra un hiver très arrosé pour que l'on ait un mieux l'an prochain, voire deux ou trois hivers pour certaines nappes.

La situation peut-elle encore se tendre d'ici à la fin de l'été ?

S'il ne pleut pas assez, les prélèvements auront lieu sur des nappes déjà très basses. Nous nous acheminons vers un mois ou deux très tendus, oui. Heureusement, les mesures préfectorales de restriction d'usage de l'eau ont été prises précocement, ce qui a stabilisé les niveaux.

Le volume des pluies a baissé, mais est-ce que la consommation a augmenté ?

Sur le plan national, les prélèvements sont stables. L'usage industriel de l'eau baisse légèrement, à cause de la fermeture de sites industriels et de l'amélioration des process, qui deviennent plus économes. Pour l'agriculture, la consommation varie énormément d'une région à l'autre, il est difficile de tirer des conclusions. Le problème des prélèvements agricoles est connu : ils prennent place sur une période courte qui correspond au stress hydrique des plantes. Mais l'acquisition des données sur les volumes prélevés reste quelque chose de récent, on manque un peu de recul. Elle n'a pas été systématique avant la fin des années 1990.

Consomme-t-on trop ?

L'équation est simple. Pour chaque nappe souterraine qui alimente les rivières ou qui fournit de l'eau potable, la somme des prélèvements faits par l'homme doit rester inférieure aux précipitations efficaces. On doit s'en tenir à cette arithmétique-là.

Propos recueillis par Jean-Denis Renard

source: journal Sud-Ouest

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20 septembre 2011

EAU SECOURS 7

LES AGENCES DE L'EAU.

Les agences de l’eau se définissent comme « des établissements publics administratifs, dotés de la personnalité civile et de l'autonomie financière. Elles sont placées sous la tutelle du ministère chargé de l'environnement et sous celle du ministère chargé des finances. » Elles ont été instituées en 1968, en application de la loi sur l’eau de 1964 qui fixait la première politique du gouvernement français en matière d’eau. Cette loi visait essentiellement à lutter contre la pollution de l’eau.

agence de l'eau

Il existe six Agences de l’eau en France, gérant chacune une partie du territoire : Adour-Garonne, Artois-Picardie, Loire-Bretagne, Rhine-Meuse, Rhône-Méditerranée et Corse, et Seine-Normandie. Ce découpage en bassins hydrographiques suit la ligne de partage des eaux.

Les agences de l'eau: le site

 



 



 

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19 septembre 2011

EAU SECOURS 6

DU PCB DANS LA GARONNE

En préparant ce dossier sur l'eau, j'ai découvert un entretien que vous trouverez ci-dessous. Vous constaterez que la personne qui feint ne pas comprendre l'interdiction mise en place par les autorités publiques est Président Départemental de la Pêche. C'est hallucinant cette légèreté et cette méconnaissance.

Et c'est ainsi que tout devient banal. Ce n'est jamais grave et puis on se rend compte des années plus tard que nous aurions dû agir différemment, être plus prudent. Contrairement à ce qu'affirme ce Monsieur je connais beaucoup de familles à revenu modeste dont l'un de ses membres va à la pêche. Il est de plus en plus fréquent que leurs prises soient mangées.  Ce qui me choque le plus c'est que c'est un homme responsable, il devrait donc savoir que les carnassiers chassent et mangent des barbeaux, des brèmes, carpeaux,  et autres poissons blancs, ainsi la chaîne alimentaire fait que la continuité de la transmission est assurée et le PCB de la Garonne se retrouve dans le corps humain après que celui-ci ait dégusté un bon brochet au beurre blanc ou un sandre à l'oseille...

Extrait d'un entretien Recueilli par Bernard Davodeau

"Connaît-on l'origine du PCP retrouvé dans les rivières ?

Absolument, le pyralène retrouvé dans les boues de la Garonne, de l'Ariège et de l'Hers-Vif est le résultat direct de l'activité industrielle du bassin au cours des XIXe et XXe siècles. Nous savons aujourd'hui qu'il provient essentiellement des transformateurs électriques et des lubrifiants utilisés pour les structures en contact avec l'eau telles que les turbines. Les industriels qui ont quelque chose à voir avec l'électricité sont à l'origine de cette pollution.

Cette interdiction vous semble abusive ?

Elle me semble surtout relever d'une précipitation soudaine de la part des services de l'État. Car chacun sait que c'est une vieille histoire. Du pyralène il y en a depuis cinquante ans dans les cours d'eau. Le fait que le PCP s'accumule dans les poissons de fond est également connu. On découvre aujourd'hui un danger qui n'a quasiment plus cours car plus personne ou presque ne mange de poisson d'eau douce. Les risques étaient sans doute beaucoup plus importants il y a cinquante ans quand ces poissons étaient régulièrement consommés.

Alors pourquoi cette interdiction soudaine ?

Pour moi c'est une espèce d'affichage à bon compte pour montrer que l'État se préoccupe des questions d'environnement et de santé publique. Mais c'est hors de proportion avec la gravité réelle de la situation. Si le même principe de précaution était appliqué à la consommation des fruits et légumes, nous aurions sans doute des effets économiques différents. C'est d'ailleurs pour cela que l'on ne prend pas les mêmes précautions sanitaires.

Fera-t-on machine arrière ?

Maintenant que la décision a été prise il faudra faire preuve d'un énorme courage politique pour faire machine arrière. De toute façon, la pêche de nuit des anguilles est interdite afin de protéger les populations. Et comme dans notre zone elles ne mordent quasiment que la nuit, cette interdiction est finalement assez symbolique

Cette mesure est sortie du chapeau de manière peu réfléchie en août alors que le problème est connu depuis longtemps. "

Olivier Plasseraud, directeur de la Fédération départementale de pêche.

 

Oui, vraiment eau secours!!!

 

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